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Adopter un animal

La vie après le service : la Corée du Sud aide les familles qui adoptent d'anciens chiens détecteurs de la quarantaine, avec réductions sur les soins, remboursements et soins à vie

Le 30 octobre, le ministère sud-coréen de l'Agriculture et l'Agence de quarantaine animale et végétale ont réuni 11 anciens chiens détecteurs et leurs nouveaux maîtres lors d'une rencontre annuelle sur l'île de Yeongjongdo. Les autorités ont expliqué comment elles soutiennent les familles qui accueillent des « animaux au service de l'État » : réductions sur les soins, l'alimentation et l'assurance, remboursements partiels, partenariats avec des cliniques universitaires. Voici comment cela fonctionne et ce que cela peut apporter si vous pensez adopter un ancien chien de service en Europe.

9 min de lecture
Homme âgé au chapeau caressant un berger dans un parc
Photo: Freepik
Sommaire
  1. Ce qui s'est passé
  2. Qui sont les chiens détecteurs de la quarantaine
  3. Comment ces chiens protègent les animaux
  4. Le déroulement de la rencontre
  5. Comment la Corée aide les familles
  6. La principale difficulté : le coût des soins
  7. Centre de soutien et soins à vie
  8. Comment adopter un tel chien en Corée
  9. La vie du chien après le service
  10. La santé d'un chien âgé : à quoi faire attention
  11. Ce que cela signifie pour l'Europe
  12. Si vous voulez adopter un ancien chien de service en Europe
  13. Quand consulter un vétérinaire

Ce qui s'est passé

Le 30 octobre 2026, le ministère sud-coréen de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales et l'Agence de quarantaine animale et végétale ont organisé la « journée du retour » annuelle. Au centre des chiens détecteurs de la quarantaine, sur l'île de Yeongjongdo, où se trouve le principal aéroport du pays, sont venus 11 anciens chiens de service avec les familles qui les ont adoptés à leur retraite.

Ces rencontres ont lieu chaque mois d'octobre depuis 2023. Pour l'agence, c'est un moyen de savoir comment vivent les chiens après le service ; pour les familles, l'occasion d'échanger leurs expériences et d'obtenir des conseils.

Les chiffres clésLes anciens chiens de service en Corée
11anciens chiens détecteurs présentsavec leurs nouvelles familles
2023première « journée du retour »les rencontres ont lieu chaque octobre
17entreprises ont rejoint le programme de réductions en 2026en plus des participants existants
4cliniques universitaires préparent un projet piloteaccord du 2 octobre

MAFRA ; 30 octobre 2026

Qui sont les chiens détecteurs de la quarantaine

Ces chiens travaillent dans les aéroports et les ports. À l'odorat, ils repèrent dans les bagages des voyageurs de la viande, des saucisses, des fruits, des plantes et d'autres produits qu'il est interdit d'importer sans autorisation. Ils protègent ainsi le pays des maladies animales et végétales : le virus de la peste porcine africaine, par exemple, survit des mois dans les produits carnés, et la fièvre aphteuse peut arriver avec des produits laitiers.

Leur service dure quelques années. Quand un chien vieillit ou que sa santé ne lui permet plus de travailler, il part à la retraite et on lui cherche une famille. En Corée, on les appelle les « animaux au service de l'État ».

Comment ces chiens protègent les animaux

Pour la médecine vétérinaire, leur travail est la première ligne de défense. Une seule saucisse porteuse du virus de la peste porcine africaine, jetée par un touriste près d'un élevage, peut déclencher un foyer qui entraînera l'abattage de milliers de porcs. Les produits laitiers et la viande provenant de pays touchés par la fièvre aphteuse sont tout aussi dangereux : en octobre 2026, la Corée a de nouveau été confrontée à cette maladie chez les bovins, et chaque colis intercepté à la frontière réduit le risque de nouvelles introductions.

Les chiens travaillent plus vite et plus discrètement que la fouille de chaque valise. Ils contrôlent le flux de bagages et indiquent à leur maître quel sac ouvrir. C'est pourquoi les services de quarantaine de nombreux pays, dont les États-Unis, l'Australie et la Nouvelle-Zélande, ont leurs propres brigades de chiens détecteurs.

Le déroulement de la rencontre

Les familles ont reçu des plaques de remerciement, ont raconté comment vivent leurs chiens, puis tous ont participé à une fête sportive d'automne pour chiens et maîtres. Le vétérinaire Park Ji-ho, qui collabore avec l'agence et les douanes et soigne les chiens de service, a animé une séance sur la façon de surveiller la santé du chien selon les symptômes.

Après la remise des plaques, une discussion a porté sur les moyens d'encourager l'adoption d'anciens chiens de service.

Comment la Corée aide les familles

Depuis septembre 2024, le ministère applique un accord avec des associations professionnelles : l'association coréenne des cliniques vétérinaires, celle des aliments pour animaux de compagnie, deux associations de services funéraires animaliers et celle des assureurs. Grâce à lui, les familles qui adoptent des animaux au service de l'État bénéficient de réductions sur les soins, l'alimentation et l'assurance.

Depuis avril 2026, un autre programme s'y ajoute : l'État rembourse aux familles une partie des dépenses réellement engagées pour le chien. Lors de la rencontre, un représentant du ministère a vérifié le fonctionnement de ce soutien (17 entreprises supplémentaires ont rejoint le programme cette année) et écouté les propositions des familles.

La principale difficulté : le coût des soins

Les familles ont cité le coût des soins comme leur principal problème. Beaucoup d'anciens chiens de service ne sont plus jeunes : ils souffrent des articulations et ont des problèmes de vue, d'audition ou de cœur. Le ministère a donc présenté l'avancement du projet de cliniques vétérinaires publiques de référence, l'un des objectifs du gouvernement.

En outre, le 2 octobre, le ministère a signé un accord avec les cliniques vétérinaires de quatre universités : Kangwon, Chungbuk, Chungnam et Chonnam. Un projet pilote y débutera bientôt, et le ministère a expliqué aux familles comment ce soutien sera organisé.

Nous remercions les familles qui se sont intéressées aux animaux au service de l'État et sont devenues leur nouvelle famille. Le gouvernement renforcera son soutien pour que les animaux qui ont servi le pays et la population reçoivent après leur retraite le respect et les soins qu'ils méritent.

Kim Jong-wook, responsable de la politique d'innovation agricole au ministère coréen de l'Agriculture

Centre de soutien et soins à vie

Le ministère a annoncé son intention de créer un centre de soutien dédié aux anciens animaux de service. Aujourd'hui, les chiens figurent sur la plateforme publique générale d'adoption. Le centre doit permettre de voir et de connaître ces chiens en personne.

Autre promesse, pour ceux qui sont difficiles à placer : l'État prendra lui-même en charge les chiens âgés et malades jusqu'à la fin de leur vie. Lors de la rencontre, les responsables ont écouté le personnel du centre des chiens détecteurs, qui s'occupe actuellement du placement, et les maîtres eux-mêmes.

Comment adopter un tel chien en Corée

Les anciens chiens de service figurent en Corée sur le système public d'information sur la protection animale (animal.go.kr), dans la rubrique d'adoption des « animaux au service de l'État ». On peut y voir les chiens qui cherchent un foyer et déposer une demande. Le ministère souhaite que les futurs maîtres puissent non seulement lire une fiche, mais aussi rencontrer le chien en personne, d'où ce projet de centre de soutien.

La vie du chien après le service

Les anciens chiens de travail sont généralement bien éduqués et habitués aux humains et aux lieux bruyants, mais ils ont besoin d'aide au début. Vétérinaires et éducateurs conseillent généralement de :

  • laisser du temps pour s'adapter : changer de rythme après des années de travail ne se fait pas d'un coup ;
  • maintenir des activités : les jeux de recherche de friandises et les promenades où il peut utiliser son flair évitent l'ennui ;
  • surveiller le poids : après le service, les chiens bougent moins et prennent facilement du poids ;
  • prévoir des bilans réguliers : les chiens âgés ont plus souvent de l'arthrose et des maladies des dents, du cœur et des reins.

Beaucoup d'anciens chiens de service ont passé leur vie en chenil, et non en appartement. Ils ont besoin de temps pour s'habituer aux escaliers, aux sols glissants, à l'ascenseur, aux bruits de l'électroménager et au fait que leur maître parte travailler. Un rythme calme, une place de repos à eux et de la patience les premières semaines les aident.

La santé d'un chien âgé : à quoi faire attention

La plupart des anciens chiens de service arrivent dans leur famille à l'âge mûr ou déjà âgés. Les vétérinaires conseillent de surveiller plusieurs points :

  • les articulations : une raideur au réveil, une réticence à sauter dans la voiture ou à monter les escaliers évoquent souvent une arthrose, que l'on peut soulager par le traitement, le poids et un exercice adapté ;
  • les dents : tartre, mauvaise haleine et inflammation des gencives sont très fréquents chez les chiens âgés ;
  • le poids : les kilos en trop accélèrent l'usure des articulations, et une perte de poids inexpliquée peut signaler une maladie ;
  • la soif et les urines : si votre chien boit beaucoup, il faut contrôler les reins et la glycémie ;
  • la vue et l'ouïe : les chiens âgés voient et entendent moins bien, adaptez la maison et les promenades.

Votre vétérinaire peut proposer un bilan sanguin et urinaire tous les six à douze mois pour détecter les problèmes plus tôt.

Ce que cela signifie pour l'Europe

En Europe aussi, des milliers de chiens de service travaillent dans la police, l'armée, les douanes et les contrôles frontaliers et vétérinaires des aéroports. À la fin de leur service, ils restent généralement avec leur maître-chien ou sont placés dans des familles par l'intermédiaire des administrations et d'associations. Mais dans la plupart des pays, il n'existe pas de soutien public systématique comme en Corée : les maîtres paient eux-mêmes les soins.

Il existe quelques exemples. Certains services de police britanniques ont instauré des « pensions » pour les chiens de service, de l'argent pour les soins après la retraite. L'expérience coréenne montre une autre approche : des réductions grâce à des accords avec les cliniques et les assureurs, et le remboursement d'une partie des dépenses. C'est important pour les chiens âgés, car les frais de soins augmentent avec l'âge.

Si vous voulez adopter un ancien chien de service en Europe

Renseignez-vous auprès de la police, des douanes ou de l'armée de votre pays pour savoir s'ils ont un programme de placement, ou adressez-vous aux associations qui travaillent avec les chiens de service. Avant d'adopter :

  1. Posez des questions sur la santé : maladies et blessures passées, médicaments en cours.
  2. Renseignez-vous sur le caractère : comment le chien s'entend-il avec les enfants, les chats et les autres chiens ?
  3. Pensez aux dépenses : un chien âgé peut avoir besoin de soins réguliers.
  4. Présentez le chien à un vétérinaire dès les premières semaines et établissez un plan de suivi.

Quand consulter un vétérinaire

Si un ancien chien de service se met à boiter, se lève difficilement, marche plus lentement, maigrit ou grossit, mange mal ou boit beaucoup, consultez. Un bilan tous les six mois est utile aux chiens âgés : beaucoup de maladies des articulations, du cœur et des reins se soignent plus facilement quand elles sont détectées tôt.

Sources

  1. Ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales de la République de Corée (MAFRA), Agence de quarantaine animale et végétale, 30 octobre 2026