Quand je l’ai vue pour la première fois, c’était un tout petit chiot avec de grandes oreilles qui semblaient disproportionnées par rapport à son corps. Ses yeux — comme deux boutons noirs, pleins de curiosité et un peu de malice. À ce moment-là, je ne savais pas encore que ce petit bouledogue allait bouleverser ma vie.
Les bouledogues français, c’est un mélange d’entêtement, de gentillesse et de charme infini. Juju incarne parfaitement chaque mot. Elle réussit à être à la fois la reine du canapé et une exploratrice infatigable des rues. À la maison, elle se comporte comme une dame, mais dès qu’on sort, elle se transforme en aventurière intrépide.
Ses activités préférées ? Bien sûr, les jeux. Chez nous, elle a toute une collection de jouets : des peluches, des jouets qui couinent, des trucs rigolos. Son petit cœur rouge en peluche, elle le traîne partout, comme pour dire : « C’est à moi ! ». Il y a aussi un âne à la fourrure bouclée et un crocodile qui sourit toujours. Parfois, je rentre du travail et elle est là, au milieu de la pièce, avec trois jouets à la fois, comme si elle attendait que je choisisse avec lequel jouer en premier.
Ses promenades sont une autre histoire. On peut se retrouver sur la plage, et elle court dans le sable avant de passer de longues minutes à fouiller les coquillages, comme une vraie chercheuse de trésor. Ou au bord de l’eau, là où elle frôle les vagues avec ses pattes — elle aime rester immobile, à contempler l’horizon. Et un jour, on est tombés sur un immense champ de tournesols — je n’oublierai jamais cette image : Juju qui regarde au loin, entourée d’une mer jaune de fleurs.
À la maison, Juju est la reine du cocooning. Elle a son « coin de soleil » près du canapé, où un rayon de soleil vient se poser le matin. Elle s’allonge, expose son ventre à la chaleur et dort si profondément qu’elle ne réagit même pas à mes pas. Parfois, j’entends son petit ronflement — c’est le son le plus apaisant du monde.
Les bouledogues français ont la réputation d’être têtus, et Juju ne fait pas exception. Si elle décide qu’on doit tourner à droite, rien ne pourra la convaincre du contraire. Mais c’est justement pour cet entêtement que je l’aime : elle a du caractère. Et derrière ce caractère, il y a beaucoup de tendresse — elle vient toujours m’accueillir à la porte, apporte un jouet, s’assoit parfois sur mes genoux et me regarde dans les yeux, comme pour s’assurer que je suis là.
Avec Juju, la vie est devenue plus lumineuse. Elle m’a appris à apprécier les petites choses — le soleil du matin, le bruit des pas sur la plage, une partie de chat perché dans le salon. Elle n’est pas juste un chien. C’est un membre de la famille, mon amie, un petit être au grand cœur.
Je me dis souvent : peut-être que c’est moi qui l’ai choisie. Mais quand je plonge dans ses yeux, je comprends — c’est elle qui m’a choisi.