Les maladies des chats

Hypertension artérielle chez le chat : causes, symptômes et prévention

L’hypertension artérielle chez le chat est une condition pathologique caractérisée par une élévation stable de la pression artérielle. Contrairement aux humains, chez qui l’hypertension primaire (essentielle) est fréquente, chez le chat l’hypertension est presque toujours secondaire, c’est-à-dire qu’elle se développe sur le fond d’autres maladies. Elle est le plus souvent associée à une maladie rénale chronique ou à un hyperthyroïdisme. Cette maladie est dangereuse car l’élévation prolongée de la pression endommage les organes internes, en particulier les yeux, les reins, le cœur et le cerveau.

Description générale

La pression artérielle chez le chat reflète le fonctionnement du système cardiovasculaire et l’état des vaisseaux sanguins. Lorsque la pression dépasse la normale, les parois des vaisseaux subissent une charge constante, ce qui entraîne progressivement leur détérioration. Les organes cibles les plus touchés sont :
  • Yeux : rupture des vaisseaux rétiniens et cécité,
  • Reins : altération de la filtration,
  • Cœur : hypertrophie myocardique,
  • Cerveau : troubles neurologiques.

Causes

Les maladies les plus fréquentes pouvant provoquer l’hypertension chez le chat :
  • Maladie rénale chronique (MRC) – perturbe le fonctionnement des vaisseaux et la régulation de la pression,
  • Hyperthyroïdisme – production excessive d’hormones thyroïdiennes augmentant le métabolisme et la charge cardiaque,
  • Diabète sucré,
  • Obésité,
  • Tumeurs des glandes surrénales (par exemple, phéochromocytome),
  • Situations de stress (peuvent provoquer des pics temporaires de pression).

Facteurs de risque

  • Âge avancé (plus de 7–8 ans),
  • Maladies chroniques des reins, du foie ou de la thyroïde,
  • Excès de poids et mode de vie sédentaire,
  • Prédisposition génétique.

Symptômes principaux

L’hypertension peut se développer progressivement, et les premiers signes passent souvent inaperçus. Cependant, en cas d’élévation prolongée de la pression, le propriétaire peut remarquer :
  • Dégradation soudaine de la vision ou cécité (rupture de vaisseaux rétiniens),
  • Pupilles dilatées avec une faible réaction à la lumière,
  • Hémorragies oculaires,
  • Désorientation, démarche instable, convulsions,
  • Accélération du rythme cardiaque, essoufflement,
  • Fatigue, baisse d’activité et perte d’appétit.

Complications et conséquences

Sans contrôle, l’hypertension artérielle peut entraîner :
  • Cécité due au décollement de la rétine,
  • Progression de la maladie rénale chronique,
  • Insuffisance cardiaque,
  • Accidents vasculaires cérébraux et troubles neurologiques,
  • Réduction de la qualité et de l’espérance de vie du chat.

Diagnostic vétérinaire

Pour diagnostiquer l’hypertension chez le chat, on utilise la mesure de la pression artérielle à l’aide d’équipements spécialisés (généralement un brassard sur la queue ou un membre). D’autres examens peuvent être réalisés :
  • Examen ophtalmologique (pour détecter les lésions rétiniennes),
  • Analyses sanguines et urinaires (évaluation de la fonction rénale et thyroïdienne),
  • Échographie cardiaque et des organes internes.
Il est important de réaliser plusieurs mesures dans un environnement calme afin d’exclure l’influence du stress.

Comment mesure-t-on la pression artérielle ?

Selon l’ISFM (2017), la pression se mesure au calme, une fois le chat habitué à la salle, plusieurs fois de suite. On parle d’hypertension quand la pression systolique dépasse durablement 160 mm Hg. Chez le chat de plus de 7 ans, on conseille de la contrôler au moins une fois par an, et plus souvent après 10 ans ou en cas de maladie rénale chronique ou d’hyperthyroïdie. L’hyperaldostéronisme primaire (syndrome de Conn) – excès d’aldostérone dû à une tumeur ou une hyperplasie des surrénales – est une cause sous-estimée d’hypertension et de potassium bas chez le chat.

Prévention

  • Contrôles vétérinaires réguliers, en particulier chez les chats de plus de 7 ans,
  • Suivi des maladies chroniques (reins, thyroïde, cœur),
  • Maintien d’un poids normal et alimentation équilibrée,
  • Réduction des facteurs de stress dans la vie de l’animal,
  • Surveillance du niveau d’activité physique.
Remarque : Ce texte est à titre informatif et ne remplace pas une consultation vétérinaire. Consultez un vétérinaire dès l’apparition des premiers signes.
Le cœur et les vaisseaux sanguins